**Another for the Kreole speakers on board, better paragraphed this time**
1808-2008: BICENTENAIRE DE LA NAISSANCE D'IGNACE NAU, L'UN DES PREMIER ECRIVAIN NATIONALISTE HAITIEN
IGNACE NAU:
L'UN DES PERES DE LA LITTERATURE HAITIENNE:
L’année 2008 a marqué le bicentenaire de la naissance de l’un des premiers poètes Data : Ignace Nau. Ignace Nau est en fait le premier poète haitiens né après la déclaration d’indépendance de la jeune nation. Il naquit à Port-au-Prince dans l’année de 1808 sous la présidence d’Alexandre Pétion. Il fut le premier écrivain haïtien à recevoir ses éducations primaires et secondaires en Haïti.
Ignace Nau naquit seulement quatre ans après la déclaration d’Indépendance du pays. Encore enfant, il fréquenta l’école Jonathas Granville de Port-au-Prince. Cette institution scolaire ne recevait que des pensionnaires, car le type d’éducation qu’elle offrait ne pouvait être dispensé qu’à des internes. Cette école offrait une éducation académique et une éducation militaire. Tout jeune écolier était enrôlé dans les deux programmes. Une fois admis à l’école, le jeune garçon était à la charge des professeurs pour une formation civile et un militaire. L’école fixait les conditions aux parents et à l’étudiant. La liste des fournitures classiques à être fournies par les parents incluait : la carabine, le vrac, la gibecière, les bottes, l’armoirie, le foulard, le chapeau, la baïonnette, etc. en plus des plumes, crayons, livres, cahiers, tablettes d’écriture. Au cours de l’année scolaire, l’écolier doit participer à des exercices physiques du style militaire pendant deux jours de la semaine.
En ce temps-là, les haitiens, sans distinction d ‘origines sociales, avaient la certitude qu’ils vivaient dans un monde de Prédateurs qui n’avaient de place pour eux que dans la servitude ou la mort. Ils savaient qu’ils ne pouvaient compter que sur eux-mêmes pour se défendre, survivre ou mourir comme des êtres humains. Ils savaient qu’ils ne pouvaient pas compter sur ce qui s’appelle par euphémisme, de nos jours, « Aide Etrangère » cette intervention paralysante, atrophiante, contrôleuse, gênante par ses intentions malsaines déguisées en providence, que cette « aide » fut militaire, financière, technique, religieuse, politique, idéologique…
Une sorte de : « je vais t’aider, surtout ne t’aide pas toi-même » intimidante par ses majuscules telles que les FMI, PAS, ONG, BID, BMD, USAID, ONG…
Et dont les promoteur crieront plus tard :
« Ils ne peuvent rien pour eux-mêmes, ils attendent tout de nous !»
« Faillite ! Faillite ! »
Les Européens, voulaient-ils travailler pour notre bien au premier siècle de notre indépendance, le 19ième Siècle ?
Facilement, nous, Haïtiens d’aujourd’hui, nous aurions pu suivre le chemin des Aborigènes d’Haïti au 16ième siècle : 1 millions de Tainos totalement oblitérés en moins de 50 ans de contact avec les très Catholiques Espagnols!
Ou les aborigènes de l’Ile de Tasmanie ? Même histoire : La totalité de la population humaine et animale d’une île d’a peu près la superficie d’haiti oblitérée jusqu’au dernier loup tasmanien, en plein 19ieme siècle par les très protestants Anglais !
Que reste-t-il à spéculer sur les intentions des blancs « philosophes de lumières » de la France par rapports aux noirs d’Haïti ?
Nos ancêtres n’avaient pas le luxe de jouer la même partition idiote que nous choisissons d’exécuter aujourd’hui,
Se sachant perçus comme au-delà de l’acceptation de l’esclavage par les blancs,
(les esclavagistes le savaient mieux que tout autre pour avoir goûté de leur fer et de leur feu),
Ils savaient bien qu’ils étaient marqués pour l’extinction en tant qu’humain sur cette terre !
Voilà pourquoi l’école haïtienne, les familles haïtiennes,
La société haïtienne en général de la période post-indépendance,
Avait choisi le chemin qui nous est refusé aujourd’hui par des forces internationales :
Avant tout autre chose, faire de chaque haitiens, un défenseur national formé aux valeurs haïtiennes, dans des écoles haïtiennes, suivant les valeurs historiques haïtiennes !
Ignace Nau est né quatre ans seulement après Vertières,
Le dernier pont qui a vu le peuple noir de St Domingue
Traverser les ponts flottants qu’ils ont jetés sur les gouffres
Crachant le feu de l’extermination de l’homme par l’homme
Pour porter la nouvelle a l’humanité entière,
Inscrite en lettres stellaires afin que chacun sache vraiment
Que Tous les Hommes naissent et demeurent égaux en Droit,
Quelque soit la couleur de leur peau !
Des contemporains d’Ignace Nau ont vécu les cruautés de l’esclave.
Ignace Nau s’est assis à la table des héros de l’indépendance.
Il leur a parlé et ils les ont écouté.
Ils lui ont raconté les péripéties de Maurepas,
Toussaint, Dessalines,
Le héroïsme de Capois à la tête de son équipe de feu !
L’ordre sécrète de Napoléon Buonaparte Leclerc,
Son Capitaine Général,
D’éliminer tous les noirs qui étaient perçus comme au-delà de l’esclavage,
Dont tous les généraux indigènes et leurs soldats,
Et de rétablir l’esclavage pour le reste,
Faits des vieilles femmes, les hommes invalides et les enfants sans défense !